Avec Napoléon III
Jean-Louis Ducis, Public domain, via Wikimedia Commons
Inconnu, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Auteur inconnu, Public domain, via Wikimedia Commons
Exilé en Suisse, il se forge une conviction messianique et tente par deux fois de renverser la Monarchie de Juillet.
Après l'échec du soulèvement de Boulogne en 1840, il est condamné à l'emprisonnement à perpétuité au fort de Ham en Picardie.
Durant ses six années de captivité, il étudie et écrit « L'Extinction du paupérisme » avant de s'évader spectaculairement vers l'Angleterre.
Après son évasion de Ham en 1846, Louis-Napoléon s'exile à Londres où il peaufine sa stature d'homme d'État et attend son heure.
Profitant de la Révolution de 1848, il rentre en France, se fait élire triomphalement député et s'impose comme le recours face à l'instabilité.
Le 10 décembre 1848, soutenu par le Parti de l'Ordre et le prestige de son nom, il est élu premier président de la République au suffrage universel.
Né en 1808 et élevé aux Tuileries, Louis Napoléon est contraint à l'exil en Suisse et en Allemagne après la chute de l'Empire en 1815.
Durant son adolescence à Arenenberg, il reçoit une éducation militaire rigoureuse tout en restant profondément imprégné par l'héritage de son oncle.
Ce déracinement précoce renforce sa conviction d'un destin politique majeur, jetant les bases de ses futures ambitions impériales.
Par Eugène LeguayD’après Henri Félix Emmanuel Philippoteaux —Gallica
William et Daniel Downey, Public domain, via Wikimedia Commons
Ernest Meissonier, Public domain, via Wikimedia Commons
Précipité dans la guerre de 1870 par la dépêche d'Ems, l'Empereur, malade, est capturé par les Prussiens lors du désastre de Sedan.
Sa défaite entraîne la chute immédiate du Second Empire et la proclamation de la IIIe République alors qu'il part pour la captivité.
Finalement exilé en Angleterre auprès de sa famille, il s'éteint en 1873 à Chislehurst des suites d'une opération de la pierre, loin du trône.
Sous un régime d'abord autoritaire puis libéral, Napoléon III modernise la France par l'essor du chemin de fer et la transformation de Paris par Haussmann.
Il restaure le prestige international de l'Empire par la guerre de Crimée et son soutien décisif à l'unification de l'Italie contre l'Autriche.
Promoteur du progrès social et du libre-échange, il renforce l'influence française jusqu'en Algérie et en Asie avant que les tensions avec la Prusse n'émergent.
Face au refus de l'Assemblée de réviser la Constitution pour sa réélection, il prépare secrètement l'opération « Rubicon » avec ses fidèles.
Le 2 décembre 1851, jour anniversaire d'Austerlitz, il dissout l'Assemblée par un coup d'État militaire et écrase les résistances républicaines.
Fort d'un plébiscite massif, il restaure la dignité impériale et se fait proclamer Empereur des Français sous le nom de Napoléon III un an plus tard.