Le Second Empire marque le passage d'une économie agraire à une économie industrielle et financière.
La révolution bancaire : Pour financer l'industrie, le régime favorise la création de grandes banques de dépôts (Crédit Lyonnais, Société Générale) et de crédit (Crédit Mobilier des frères Pereire). L'argent circule et s'investit.
Le "Coup d'État douanier" : En 1860, le traité de libre-échange avec l'Angleterre force les entreprises françaises à se moderniser pour faire face à la concurrence.
Les transports : Le réseau ferroviaire passe de 3 000 km à plus de
17 000 km. Ce désenclavement crée un marché national unifié.
La société se fragmente et se transforme sous l'effet de l'urbanisation galopante.
L'Haussmannisation : Sous la direction du préfet Haussmann, Paris est éventrée pour laisser place à de grands boulevards, des parcs et des égouts. Si l'objectif est l'hygiène et la sécurité, cela entraîne une ségrégation sociale : les ouvriers sont chassés vers l'Est et la périphérie.
La question ouvrière : Napoléon III, influencé par le saint-simonisme, se veut social. En 1864, il accorde le droit de coalition (précurseur du droit de grève). Cependant, les conditions de vie restent précaires et la durée du travail épuisante.
L'essor de la bourgeoisie : C'est l'âge d'or des banquiers, des industriels et des grands magasins (Le Bon Marché, 1852), symboles de la nouvelle société de consommation
Le visage de la France contemporaine doit énormément à cette période de 18 ans.
Urbanisme
La structure de Paris (boulevards, gares, Opéra Garnier) et des grandes villes comme Lyon ou Bordeaux
Finance
Le système bancaire moderne et les grandes banques de réseau actuelles.
Droit social
Les prémices du dialogue social et le droit de grève.
Institutions
Le développement du Conseil d'État et de la Cour des comptes.
Le Second Empire a légué à la France ses structures de puissance économique moderne, tout en cristallisant des luttes sociales qui allaient dominer le siècle suivant.